Mon top 10 des meilleurs albums metal de tous les temps

Je me suis inspiré d’Evan pour pondre mon top 10 des meilleurs albums metal de tous les temps.  

Il y a tellement d’albums épiques dans ce genre musical que c’est littéralement impossible d’en choisir juste 10 sans passer par dessus des chefs d’oeuvre comme Morbid Angels – Domination ou Emperor – Anthems…  Alors pour construire ma compilation, j’ai décidé de choisir rapidement les albums, sans trop faire de recherche.  Si un album ne me vient pas en tête rapidement, c’est parce qu’il ne m’a pas assez marqué.  Je veux avoir un rapport émotif avec ces oeuvres, des souvenirs, des sensations qui m’ont marquées.  Alors voici ma compil… enjoy!

 

10 – Obituary – Cause of Death (1990)

En fait, c’est Slowly we rot (1989) qui m’a fasciné au départ.  Nous étions 4 amis dans une petite Toyota Corolla 1979 sur la base militaire de St-Hubert. On revenait de jouer au badminton.  C’est que le père de Mike T., le guitariste de mon groupe (Guilty Conscience), est haut gradé sur cette base et nous avions accès aux installations sportives.  Mike et moi venions de péter Fortin et l’Italien et ils ne nous parlaient plus depuis un bout.  Mais c’est pas grave, Obituary Slowly jouait dans son petit tape cassette et j’étais littéralement subjugué par la voix d’outre-tombe de John Tardy.  On roulait à 33 km/h sur la base.  La limite est de 30.  La police militaire nous arrête.  Mike laisse Internal Bleeding jouer à tue-tête.  On voulait voir la face de la police.  Téméraire?  Non.  Quand la police va voir le nom de famille de Mike sur son permis, on va repartir assez rapidement…  Soyez prudents messieurs et c’est reparti.

Malgré tout, je considère Cause of Death comme un bien meilleur album.  Slowly semblait être un album de speed metal qui poussait l’enveloppe un peu plus, alors que Cause of Death prend son temps, impose son tempo, raconte son histoire autant avec la musique que les paroles, se forge une place bien à elle à un moment où le speed/thrash metal agonisait et le death metal naissait.  Durant la pièce Dying, on ressent la mort pour vrai.  Obituary venait de casser un moule.

 

 

9 – Sepultura – Roots (1996)

Sepultura a connu beaucoup de succès dès son premier album, mais je n’étais pas embarqué dans la parade à ce moment-là.  Malgré leurs efforts pour extrémiser le segment du speed metal, je trouvais leurs riffs carrés, sans âme.  je trouvais la voix de Max ordinaire, son accent désagréable.  Mon guitariste Fil était un fan fini.  Il a littéralement lâché notre band (The Wacky Pack Of Lobstermen From Mars) parce que je ne voulais pas jammer sa crisse de toune poche Inner Self (Beneath The Remains 1989).  Tabarnak on est pas un band de cover.  Mike T. l’a convaincu de revenir, avec beaucoup d’efforts, et j’ai plié aux demande de Fil, un excellent guitariste.  Toujours est-il que je me fais inviter à souper par quelqu’un qui allait devenir un de mes meilleurs potes, Pat Loisel (guitariste/chanteur actuel d’Augury).  Pat est peut-être le métalleux avec la plus grande ouverture d’esprit que je connaisse.  Presqu’autant que Mike The Metal God Monette.  Pat n’aime pas le rap… Mike wins.  Pat avait un poster de Sepultura Roots sur son mur, il me fait écouter l’album, et bang!  Son ultra gras, riffs ultra simples, arrangements tribaux qui viennent épicer cette chaude lave de puissance.  Mais combien de riffs peut-on faire avec les 2 même notes?

Inutile de dire que Fil DÉTESTAIT cet album!  Prend ça motherfucker!  J’ai écouté cet album à tous les jours pendant des mois.  J’étais addict à la lourdeur et au côté organique, full testostérone.  Quand je baisais sur du Slayer, c’était pour défoncer ma blonde.  Avec Roots, je prends mon temps… je domine… je suis un bulldozer innarrêtable qui s’en va sans opposition vers la terre promise.  Des années plus tard, je suis dans le studio de CISM avec The Metal God, Christine ouvre l’émission avec Roots Bloody Roots… 2 sans desseins dans la trentaine slamment comme des innocents sous le regard dubitatif de Christine Fortier.  Vous pouvez toujours l’écouter les mercredis soir 21h sur les ondes de CISM 89,3 FM.

 

 

 

8 – Iron Maiden – Piece Of Mind (1983)

En 1981-82 j’étais pensionnaire au Séminaire-De-La-Très-Sainte-Trinité à St-Bruno.  On couchait dans des lits à 2 étages dans un vieux dortoir.  Je dormais en haut de Danny Peake, qui allait fonder Groovy Aardvark avec son frère Vincent quelques années plus tard.  Le metal était la musique de choix de la plupart des pensionnaires.  Frère Roland, aka le moine, nous laissait écouter des « disques » pour nous endormir quand on était gentils.  La plupart du temps c’était des records d’Yvon Deschamps, mais un moment donné, le cousin de Patrick Ulric (j’oublie son nom) emmène une copie de Number Of The Beast (1982) juste pour voir si le moine serait game de le faire jouer.  Ben crisse il l’a fait jouer!  On a dû être fin ce jour là!  Toujours est-il que j’ai vraiment redécouvert le groupe avec un autre classique, Powerslave en 1984, et à ce moment là j’ai acheté tous les albums de façon déchronologique.

Pourquoi est-ce que Piece Of Mind est demeuré mon préféré?  Trop de classiques?  Trop de bonne chansons!  The Trooper, Where Eagles Dare, Flight Of Icarus, Die With Your Boots On… la voix incroyable de Bruce Dickinson, la production impeccable, un band en plein contrôle… juste wow!  Iron Maiden était LE band métal des années 80, et il continue de fasciner les métalleux aujourd’hui.  Pouvez-vous croire que j’avais des backstage pass à Montréal pour leur tournée Ed Hunter et que j’ai décidé d’aller me coucher à la place? Kowliss d’étron!

 

 

 

7 – Cannibal Corpse – The Bleeding

En 1992 je dois déménager dans le coin de Québec pour un travail.  Je décide de demeurer avec mon ancien bassiste de Guilty Conscience, Perry Wells, à Donnaconna.  Perry me recrute dans son nouveau groupe punk rock mélodique Red Kidney Beans, ou RKB pour les intimes (à Québec on prononce r-k-bouille).  Perry me fait découvrir plusieurs groupes de cette scène, je commence à en écouter, et à moment donné, ça va faire!  J’ai besoin de revenir à mes racines et je courts à la recherche de ce qui se fait de plus brutal, et de fil en aiguille, je tombe sur Cannibal Corpse!  Rappelez-vous la première fois que vous avez entendu cette voix gutturale, ces blast beats, et surtout, ces paroles complètement horribles.  Ma première expérience est avec Tomb Of The Mutilated (1992), et je suis sous le choc tellement c’est rapide, heavy et précis.  Les titres des chansons valaient à elles seules l’achat de cet album (I Cum Blood, Entrails Ripped From A Virgin’s Cunt, Addicted To Vaginal Skin, etc.).

Mais l’apothéose est venue avec l’album suivant, The Bleeding.  Bizarrement, on pouvait comprendre les paroles de Chris Barnes, et le groupe avait introduit plus de variations musciales, sans bien sûr négliger les blast beats.  La pochette du groupe a été censurée, ainsi que les titres des chansons, ce qui évidemment était une raison suffisante pour acheter l’album,  Même si la production était inférieure à son prédécesseur, c’est cet album qui a propulsé Cannibal Corpse comme leader de la scène death metal.  Le spectacle du groupe en 1994 au Back Street de Montréal, la toute première production de BCI, fut à mon avis peut-être LE show le plus ÉPIQUE de l’histoire du métal à Montréal.

 

 

 

6 – Cryptopsy – Whisper Supremacy (1998)

J’étais au studio Le Mur Du Son à la Cité 2000 en 1996 quand Pat Loisel est venu nous voir avec l’album de Cryptopsy, None So Vile (1996).  On prend un break, on met le CD dans l’ordi, on pèse sur play.  Après les quelques secondes de silence requises par nos cerveaux pour comprendre ce qui se passait, on entendait des commentaires  comme « ayoye », « ben voyons kowliss », « tabarnak », et ainsi de suite.  Si le death metal était devenu une course au plus rapide, Cryptopsy venait d’embarquer dans une formule 1.  Asti que Cannibal était devenu lent tout à coup!  Je n’ai pas de souvenir de comment j’ai découvert Whisper Supremacy, mais à ce jour, pour moi, la définition de brutalité est le début de la pièce Emaciate.  Si je veux faire chier des briques à une personne, si je veux exprimer un sentiment extrême de violence dans un vidéo, c’est Emaciate qui me vient immédiatement en tête.

La production de cet album est impeccable, les pièces sont parfaites. Au début je n’étais pas sûr que la voix plutôt hardcore de Mike DiSalvo se fondrait bien avec une musique aussi brutale… jusqu’au jour où j’ai été voir le groupe aux Foufs.  J’avais l’impression qu’à n’importe quel moment, Mike allait se jeter sur la foule pour toute nous kowlisser une volée. Encore au moment d’écrire ces lignes, je ne trouve pas que Whisper ait pris une seule ride 17 ans plus tard.  Si vous voulez écouter d’après-moi LE meilleur album death metal de tous les temps, enregistré AVANT toute la bullshit de triggers et le note-par-note, pognez-vous ça, pis en plus c’est québécois!

 

 

 

5 – Celtic Frost – Morbid Tales (1984)

Comme tout bon métalleux de la rive-sud, un weekend était scrappé si on ne faisait pas un pélerinage chez Rock En Stock, magasin de disques culte de la rue Crescent à Montréal.  Au sous-sol, Réjean nous accueillait… façon de parler parce qu’il se crissait pas mal de nous.  Et ne lui demandez pas conseil, il trouvait tout bon.  Rock En Stock était spécialisé dans le métal extrême, et leur label maison Banzai pressait localement des importations, ce qui les rendait abordables.  Celtic Frost était un de ceux-là.

C’était l’époque où des musiciens métals, plus limités que les virtuoses d’Iron Maiden ou de Judas Priest, voulaient aller plus loin.  Cette nouvelle offre a créé des labels comme Metal Blade et Noise, et bang, le speed metal était né!

La magie de Celtic Frost était difficile à décrire.  Le groupe compensait ses limites techniques par beaucoup de créativité.  Les riffs sont pesants et organiques, aussi addictifs que ceux des Ramones.  Si on regarde leur discographie, aucun album ne se ressemble.  Dans le lot, Morbid Tales se démarque, et j’ai écouté cet album des centaines de fois sans jamais me lasser.

D’ailleurs, je dirais que LA naissance de la scène metal underground DE LA PLANÈTE fut le spectacle de Celtic Frost dans le cadre du World War III de Maurice Richard en 1985.  Pour la première fois, des bands speed metal étaient réunis sur une scène majeure (Spectrum de Montréal).  Dans le livre de Tom Fisher (chanteur/guitariste de Celtic Frost), il y a un chapitre complet sur ce festival.

 

 

 

4 – Therion – Lemuria (2004)

J’ai découvert Therion avec le EP Crowning Of Atlantis (1999).  Je devais en faire la critique à l’émission de Christine.  Au départ j’ai un peu figé.  Amant de death metal, je sortais de ma zone de confort.  Et comme je suis un critique très méthodique, je me dois d’écouter cet album à plusieurs reprises.  Therion pour moi est ce genre de groupe qui nous rentre dans la peau au fur et à mesure des écoutes.  J’ai donné une note correcte à l’album, mais après coup, je trippais de plus en plus et je voulais tellement revenir en arrière et donner une meilleure note!  Ensuite je me suis procuré le chef d’oeuvre Vovin (1998) puis vint Deggial (2000), Secret Of The Runes (2001), puis comme une bombe, Lemuria.

Je suis PERSUADÉ que les fans de Therion ne seront jamais d’accord sur quel album est le meilleur.  Typhon est la première pièce de Lemuria, une fucking bombe!  Ma première écoute fut dans l’avion qui me menait à Cuba en 2004… j’allais me marier sur la plage.  Je ne sais pas si c’est l’ambiance enivrante de ce voyage, mais j’ai tout de suite accroché, et j’ai écouté presqu’en loop Lemuria et Sirius B (albums sortis en même temps par Therion).  J’ai également trippé sur Gothic Kabbalah, qui aurait aussi pu être mon choix.

J’ai vu Therion en spectacle à Montréal, j’étais comme un enfant.  Le groupe est super sympathique et a offert 3 rappels.  Le dernier fut des covers de groupes metals européens des années 80s, quel moment magique!  Je suis un fan fini de Therion!

 

 

 

3 – SOD – Speak English Or Die (1985)

Lors d’un pélerinage chez Rock En Stock, je regarde cet album.  En fait, il me regarde depuis quelques semaines déjà.  Cette semaine je prends une chance, surtout que j’ai acheté tous les albums de Venom, Slayer, Destruction, Celtic Frost, etc.  À cette époque, j’écoutais ma musique dans mon baladeur à cassettes, et comme je n’avais pas de système de son pour transférer les vinyls sur une cassette vierge, je profitais de mes visites chez mon chummy Tony Anousos à Montréal pour utiliser son gear.  Tony n’aimait pas le metal, alors j’écoutais mes albums pour la première fois dans l’autobus en route vers chez-moi.  Mais cette fois-ci, Tony a fait une exception… il voulait savoir comment sonnait des chansons qui ont pour titre Kill Yourself et Speak English Or Die!

Dès la première note, on est ailleurs!  SOD est un side project de Scott Ian (Anthrax) qui est un peu tanné du côté rigide d’être sur un label majeur.  Il lâche son fou avec SOD, et le résultat est l’album le plus heavy du metal de l’époque.  Il prend l’énergie du punk et la lourdeur du metal, ajoute une dose de stéroides et voilà!  L’album dure environ 30 minutes, les chansons sont courtes, brutales, sans mercie.

Le « crossover » est né avec cet album.  Certains groupes punk comme DRI et Suicidal Tendencies ont carrément changé de style pour se métalliser suite à Speak English Or Die.  SOD est un de ces groupe cultes qui traverse les âges et qui sera adulé pour les générations à venir.  Leur 2 albums suivants sont des erreurs.  Jamais un album comme SEOD ne sera égalé.  Quand on crée la perfection, sans possibilité de la reproduire tellement elle est une singularité temporelle, on la laisse seule et on la vénère pour les siècles des siècles.

 

 

 

2 – Ghost – Opus Eponymus (2010)

Tout à fait par hasard… dans mon feed Facebook, un vieux métalleux nommé Alain Pérusse partage un vidéo live de Ghost, la chanson Ritual.  Je suis un peu intrigué par les costumes, et je m’attends à un band black metal extrême merdique.  À ma GRANDE surprise, je découvre ce qui était pour moi la réincarnation de Mercyful Fate.  Je me procure Opus Eponymus, et je vous jure, je n’ai jamais arrêté de l’écouter partout depuis.

Opus Eponymus entre dans la catégorie des albums que j’ai adoré dès la première écoute.  J’aime le son un peu étouffé des guitares qui laisse toute la place au chanteur.  J’ai toujours adoré les thème sataniques dans le metal, mais généralement ils sont exploités par les groupes les plus brutaux.  Dans ce cas-ci, satanisme se mêle avec poésie et mélancolie.  Les chansons de Ghost s’écoutent toutes seules, et malgré un son metal très hors norme, la montée en popularité de ce groupe est extrêmement impressionnante.  J’ai même entendu du Ghost à CHOM récemment!  Les albums Infestissumam (2013) et Meliora (2015) sont également excellents.  Ghost est vraiment un groupe à découvrir, mais je pense que c’est déjà fait par pas mal tous les métalleux de la terre.

 

 

 

1 – Slayer – Reign In Blood (1986)

Ok, là on rit pus.  Les 9 autres choix sont mes opinions, celui-ci, c’est un fait!  Slayer Reign In Blood EST le meilleur album metal de tous les temps.

Le vrai metal était en 1986 sur une pente glissante.  On est juste avant la période glam (ouache) et les bands metals avaient une légère tendence à se tapettiser pour atteindre un plus large auditoire.  Juste pour vous donner une idée, on était à 2 ans de Celtic Frost Cold Lake.  Motley Crue devenait gay, Judas Priest venait de sortir le honteux Turbo… ça regardait pas ben pour les métalleux.

Honnêtement j’ai eu la chienne quand je me suis procuré Reign In Blood.  Avec Venom, Slayer était mon groupe préféré.  J’ouvre une parenthèse…  Je me suis fait pas mal intimider au secondaire, et ce, de toutes les façons, incluant des agressions physiques.  J’étais plutôt chétif et j’ai toujours eu la chienne de devoir me battre.  Pour moi, le metal extrême était ma soupape, et j’ai découvert une force intérieure grâce à ces groupes.  Je me suis inscrit à des cours de kung fu, et en quelques mois d’entraînement très intense, j’ai été capable de me défendre et de me faire respecter parce que je n’avais plus peur de manger des coups.  je savais que j’étais capable d’en manger, mais surtout, capable d’en donner au point où j’avais la possibilité d’envoyer pas mal n’importe qui à l’hôpital. J’étais crinqué ben raide.  Pour moi, la gayitification des groupes metal était une perte de ma propre puissance.  Et pour Slayer, j’avais très peur.

Donc, un vendredi soir, je me rends chez mon chummy Stéphane Dussault, qui est devenu plus tard le bassiste de M. Toad, et qui depuis toujours participe aux projets les plus obscurs que le Québec ait connu.  Stéphane est un ami de petite enfance et c’est chez lui maintenant que je transfère mes disques sur des cassettes.  En chemin, je rencontre une connaissance, également amateur de metal, je lui montre la pochette du nouveau Slayer, que je sorts de mon sac de papier brun, et avec une larme à peine voilée, j’exprime mon inquiétude puisque dans 10 minutes, je vais peut-être vivre la plus grande déception de ma jeune vie.

Arrivé chez Stef, je crisse l’album sur le tourne disque.  Puis c’est l’apothéose.  Non seulement Slayer ne s’est pas moumounisé, il est devenu plus brutal.  Kowlissement plus brutal!  La production est précise à l’atome, la vitesse dans le prélart, tight comme une tite fille de 8 ans… une pure dévastation auditive.  C’est comme manger une volée par Mike Tyson pendant 29 minutes sans arrêt pis que t’éjacules tout le long du processus.  TA-BAR-NA-QUE.  Quel soulagement.  Pour moi, c’était impossible de sortir de chez moi sans cette cassette.  Mon rêve à ce jour est de crisser une volée à ceux qui m’intimidaient avec Reborn comme soundtrack.

Un jour…

Dire qu’en 1985 pour la tournée Hell Awaits, les gars de Slayer quêtaient de l’argent sur Ste-Catherine pour se payer de la bière, et qu’un an plus tard, ils arrivent en tour bus, ils sont signés sur un label RAP (Def Jam), et ils viennent de créer le meilleur album metal de tous les temps.

 

 

 

MENTIONS SPÉCIALES

J’ai 46 ans, j’ai reçu mon premier album de Kiss à 9 ans.  Ce qui fait que j’écoute du metal depuis 37 ans.  C’est très difficile de se limiter à seulement 10 choix, alors je me dois d’ajouter quelques mentions:

 

Cynic – Focus (1993)

1994, les métalleux montréalais n’en ont que pour le death metal.  Au Spectrum ce soir, c’est Cannibal Corpse!  C’est la tournée The Bleeding, tout le monde capote!  Première partie, Sinister.  Ils font la job, ok dépêche nous on veut Cannibal!  Entre sur la scène une gang de pouilleux qui n’ont pas l’air très méchants.  Ils ont des guitares jazz, ce qui est un osti de mauvais signe.  Ils commencent à jouer, et bizarrement, même si la musique était à des années de la brutalité de Cannibal, je trippais vraiment sur leur musique, qui se veut un mélange de métal, de jazz, avec une aura très cosmique.  Cynic a reçu des huées entre les chansons ce soir là, mais ils ont conquis un groupe de personnes dont moi, et je me suis procuré leur CD le lendemain chez Rock En Stock.  Cet album a été rapidement discontinué et est devenu culte selon les standards d’Ebay.

Il y a environ 5 ans, Cynic revient à Montréal pour un spectacle au Café Campus.  Ils ont été très peu actifs depuis Focus, et leur nouveau matériel ressemble plus à de la musique expérimentale cosmique que du metal.  Je jase avec Youri Raymond, guitariste d’Unhuman et à ce moment-là, guitariste de Cryptopsy, et il se demandait si Cynic allait jouer au moins une chanson de Focus.  Il disait genre « s’ils jouent telle ou telle toune, je vais être content ».  Ben kowliss, Cynic a jouer l’intégrale de Focus en partant, tout le monde jouissait!  Merci Cynic!

 

 

Venom – At War With Satan (1984)

Avant 1984, on nous avertissait que certains groupes metal pouvaient utiliser ou cacher des messages sataniques dans leurs paroles.  C’était l’époque où on faisait tourner nos vinyls à l’envers pour découvrir des messages cachés.  Arrive Venom.  Cherchez pas les messages sataniques, ils sont dans ta face!  Personne ne veut produire Venom en 1981, et le son de Welcome To Hell (1981) et Black Metal (1982) en témoigne.  C’est différent pour At War With Satan.  La pochette imite une bible avec une croix à l’envers et un titre très provocateur.  Parlez à des métalleux de mon âge, ils vont vous dire la même chose:  At War With Satan faisait peur!  On écoutait pas ça dans le noir.  La chanson titre dure 20 minutes et prend toute une face de long jeu.  Ce 20 minutes est parsemé de cacophonie, de riffs endiablés, et d’une petite interlude satanique qui va débloquer les intestins les plus compacts.

Pour moi, cet album, c’est la révolte, la naissance de ma force intérieure, la recherche de la puissance, la mort de la faiblesse, l’ouverture vers un monde que je pourrai façonner.  31 ans plus tard, je suis toujours motivé par ces principes.  Et dans l’adversité, le déclic vers la guérison se fait toujours lorsque je réapprivoise ces sentiments et ces sensations acquises dans mon adolesence.  AT WAR WITH SATAN!

 

 

 

 

Stu motherfuckin’ Pitt

 

 

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Stu
Je suis un musicien recyclé dans le vlog depuis 2012. Connu au départ comme le roi du troll québécois, j'aime bien donner mon opinion de façon tranchée et souvent avec de lourdes conséquences.
  • Evan J. Demers

    Dans le fond, nous avons plusieurs bands en commun, c’est simplement que nous aimons des albums différents. « Roots » est loin d’être mauvais, mais je préfère le son original de Sepultura, que tu aimes moins. Reign In Blood est effectivement excellent, mais je préfère l’ambiance de « Hell Awaits » et je voulais me limiter à un seul album par band, pour ma liste.