A-t-on encore besoin des journalistes?

Les 2 premières parties du travail n’ayant pas vraiment de rapport avec le titre, ce ne sera pas publié.

Le questionnement sur la pertinence des journalistes date d’environ une dizaine d’années avec l’arrivée des réseaux sociaux devenus des médias sociaux : Facebook (2005), Youtube (2005), Twitter (2006); bien qu’il remonte en fait à la création des premiers moteurs de recherches à la fin des années 90 : Yahoo (1994), Google (1998). Le constat est clair selon Éric Scherer : le public s’informe de plus en plus, mais les médias traditionnels ne suivent pas

« Les rédactions des pays riches ont perdu des dizaines de milliers de journalistes, et en moyenne entre le quart et le tiers de leurs effectifs depuis l’an 2000, affaiblissant un peu plus les capacités des médias traditionnels à remplir leur mission d’information et d’investigation. Leur puissance, leur influence et leur autorité déclinent. » 1

Cependant, les grands médias d’information sont très loin de la faillite annoncée. Prenons les géants américains Fox news, CNN et MSNBC : les revenus augmentent, le nombre d’auditeurs augmente, il en va de même pour les profits.

« Fox was projected to have been the revenue leader, generating $1.8 billion—more than the combined revenue of CNN and MSNBC—and up 11% over 2011 revenues (though again, that growth rate has slowed each year since 2008). MSNBC was projected to have generated $443 million in 2012, up 6%. CNN was projected to have remained flat at $1.1 billion, up 1% from 2011 levels. » 2

En réalité, l’internet et les téléphones intelligents font surtout mal aux journaux papier, tout comme ils ont fait mal aux librairies, aux photographes professionnels, aux chauffeurs de taxi et aux disquaires. Le capitalisme étant un système répondant aux besoins des consommateurs, ces professions ne sont pas mortes, car les citoyens veulent encore s’informer, regarder des photos, se faire conduire et écouter de la musique, elles se sont tout simplement transformées. Il s’agit beaucoup plus d’une question du temps accordé aux nouvelles et de l’individualisation de l’information. Les gens ne veulent pas acheter tout un journal papier pour une seule chronique quand ils peuvent la lire en ligne tout comme ils ne veulent plus acheter un album complet pour deux ou trois chansons. C’est aussi l’avis du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg

« On speed / frequency, traditional news is thoroughly vetted but this model has a hard time keeping us with important things happening constantly. There’s an important place for news organizations that can deliver smaller bits of news faster and more frequently in pieces. This won’t replace the longer and more researched work, and I’m not sure anyone has fully nailed this yet. » 3

Parlant de transformation de la profession, ce qu’il faut comprendre ce qu’est un besoin. Un besoin signifie quelque chose que les consommateurs ne sont pas capables de faire eux-mêmes. Si les citoyens sont aujourd’hui capables de produire de l’information, ils ne savent pas pour autant trier celle-ci. Plus la production d’informations se multiplie, plus le besoin de tri sera important. C’est pour cela que les bulletins de nouvelles, les sites de médias officiels et les radios ne souffrent pas tant de la révolution internet. Considérant que nous sommes dans une société caractérisée par le « plus de temps » : plus de temps pour la drague (Tinder, 2012), pour regarder un menu (Just Eat, 2001) etc. les citoyens n’ont plus de temps pour trier l’information. La demande d’information étant tellement grande, les journalistes ne peuvent pas être partout en même temps, par contre, ils doivent être capables de faire des reportages à l’aide de vidéos produites par des citoyens et de les diffuser à grande échelle

« Le journalisme peut augmenter de nouveau. Son pouvoir sera, alors, moins dans la production propre d’informations que dans une mission indispensable de filtre du tsunami informationnel mondial. Plus dans le tri, le choix, la vérification, l’agrégation, les liens entre les événements, les idées, les personnes. Les meilleurs, les plus pertinents seront ceux qui sauront donner la meilleure information au meilleur moment à ceux qui en auront besoin.Parions que ce sera aussi un journalisme augmenté de beaucoup plus de transparence et d’humilité quant à ses pratiques, son métier, ses coulisses, ses enquêtes, ses sources, ses connexions, etc. » 4

En d’autres mots, le journalisme du XXIième siècle devra être capable de transformer l’information en savoir.

Un problème réside encore, la question des algorithmes dans les moteurs de recherches. Les journalistes ne peuvent pas prendre le citoyen par la main pour montrer ce qui est bon pour lui. Par contre, ils peuvent mettre des informations susceptibles d’attirer l’attention sur leurs sites de nouvelles et savoir trier les diffusions pour conserver une crédibilité. Un argument souvent utilisé pour défendre la pertinence du journalisme est celui de son importance pour la démocratie. Personnellement, je ne considère pas cet argument comme suffisant pour notre époque. Si le journalisme ne peut qu’utiliser la démocratie pour se défendre, il disparaitra. Il faut savoir regarder la réalité en face : la démocratie intéresse de moins en moins de gens dans notre civilisation occidentale. Les partis politiques traditionnels ont de plus en plus de difficultés à gagner des membres, les taux d’abstention aux élections sont en moyenne de plus en plus hauts 5. La défense de la démocratie au 20ième siècle fut surtout une démonstration de force populaire contre l’impérialisme soviétique. Une fois la menace envers la démocratie mise à plat, le cynisme regagna sa place 6. Il ne faut pas se faire d’illusion, si nous observons un retour à l’envie démocratique s’est principalement par peur du totalitarisme islamique. Cela explique que le seul enjeu ayant véritablement polarisé les citoyens dans la campagne électorale canadienne est celui du niqab ou que la grande majorité des partis politiques européens capables de se doter d’une large base militante et d’un soutien populaire sont les plus virulents pourfendeurs de l’islamisme. Ce regain n’est pas une question de protection de la démocratie, mais bien de la liberté individuelle. Le jour où la liberté individuelle, soit de pouvoir gagner de l’argent et de vivre en sécurité, ne semble plus menacée, les envies de démocratie se retrouvent dans des franges minoritaires de la population comme nous le voyons en Chine, à Singapour ou au Vietnam. Tel que disait le fondateur du néolibéralisme

« A limited democracy might indeed be the best protector of individual liberty and be better than any other form of limited government, but an unlimited democracy is probably worse than any other form of unlimited government, because its government loses the power even to do what it thinks right if any group on which its majority depends thinks otherwise. If Mrs. Thatcher said that free choice is to be exercised more in the market place than in the ballot box, she has merely uttered the truism that the first is indispensable for individual freedom, while the second is not: free choice can at least exist under a dictatorship that can limit itself but not under the government of an unlimited democracy which cannot. (…) More recently I have not been able to find a single person even in much maligned Chile who did not agree that personal freedom was much greater under Pinochet than it had been under Allende. Nor have I heard any sensible person claim that in the principalities of Monaco or Lichtenstein, which I am told are not precisely democratic, personal liberty is smaller than anywhere else! » 7

Avons-nous encore besoin de journalistes? Oui, mais ce qui doit être mis de l’avant est la réponse au besoin individuel de se divertir en s’informant. Bien que les forums existent, les journalistes culturels, sportifs, économiques, politiques ou des chroniqueurs réussissent encore à attirer, car ils sont encore vus comme des références pour rapporter des événements. Le besoin de références pertinentes pour s’informer personnellement, voilà la place que doit prendre le journalisme professionnel au XXIième siècle. En mettant de l’avant cet aspect, nous avons pu avoir des Glenn Greenwald ou Edward Snowden. Parlant de besoin à combler, les organismes comme Reporter sans frontières ou Amnistie Internationale auront encore besoin de professionnels pour réaliser des reportages. Prenons l’exemple de Kony 2012 dont le reportage réussit à créer un mouvement planétaire contre le groupe fanatique de la LRA. Il y a le besoin de journalistes pour des émissions de divertissement comme « On n’est pas couché » en France qui nous dit découvrir des journalistes comme Aymeric Caron et Éric Zemmour dont le plus récent livre fut d’ailleurs un best-seller.21 Cette tendance ne veut pas non plus dire que nous n’aurons plus de journalisme international ou de grand reportage. Le site Vice News depuis l’investissement de 21th Century fox produit sur une base régulière des reportages de grande qualité en se professionnalisant. Les médias citoyens finiront par se professionnaliser, car personne ne veut non plus travailler gratuitement. Pour conclure, selon l’analyse d’Éric Scherer, le journalisme citoyen ne remplacera pas le journalisme traditionnel : la participation de l’audience ne fera qu’enrichir la qualité de l’information. Tant qu’il y aura des histoires à raconter, nous aurons besoin de journalistes.

Comment expliquer l’émergence du journalisme citoyen?

Le journalisme citoyen a connu son premier succès lors de l’assassinat de JFK dont la vidéo fit le tour du monde et fut tourné par un citoyen : Abraham Zapruder. Il fut encore au front lors des attentats du 11 septembre 2001, lors du tsunami au Sri Lanka le 26/12/04, le 07/07/05 avec les attentats dans le métro de Londres ou encore le 13/07/06 lors de la fusillade de Dawson pour ne donner que ces dates. Le premier site de média participatif « Oh my news » vu le jour en l’an 2000 en Corée du Sud, il sera suivi par Agoravox (France) en 2005. Le journalisme citoyen incarne le savoir profane s’opposant au savoir expert. Le savoir profane fut longtemps ostracisé, car il était vu comme sans fondement. Une certaine part des citoyens voulant aussi pouvoir comprendre l’actualité qui semble leur échapper est la base du lectorat du journalisme citoyen.Il y a aussi le désir de faire l’histoire chez ceux produisant ces nouvelles, le plus souvent bénévolement, pouvant expliquer cette émergence. Le savoir expert qui était vu comme objectif et fondé sur des données est désormais vu comme aliéné et fragmenté dans l’opinion publique. Pour preuve, en 2014, seuls 23% des Français déclarent faire confiance aux médias 22. Deux événements peuvent expliquer cela : la chute du communisme et la guerre en Irak. Les experts prédisaient un équilibre des puissances et se sont tous trompés. Ayant eu une seconde chance dans l’opinion publique, ils se disqualifièrent de nouveau en soutenant que des armes de destruction massive se trouvaient en Irak pour justifier l’intervention américaine (dont nous payons encore le prix) ce qui fut finalement démontré comme étant mensonger.

« To be sure, there had been some superb reporting over the years; the best journalism was as good as it had ever been. But some of our top reporters had helped lead America into a war started under false pretenses. And they’d almost entirely missed the building financial bubble that nearly ruined the nation. Newspapers increasingly focused on celebrity and gossip. They pretended to find two sides to every story, even when one side was an outright lie. Was this a craft that deserved our unreserved faith?  »8

Un parallèle est possible avec le milieu intellectuel où les progressistes se disqualifièrent d’eux-mêmes

« En 1979, Michel Foucault s’avança aux côtés de la révolution iranienne. (…) Le 12 mai 1979, quand il s’interroge en une du Monde faussement ingénu, « Inutile de se soulever? », la révolution de Téhéran a déjà du sang sur les mains. Il ne se refuse pas moins à ‘disqualifier le fait du soulèvement parce qu’il y a aujourd’hui un gouvernement de mollahs’. » 9

Ce qui finit par ouvrir la porte à des intellectuels punk tels qu’Alain Soral profitant de l’internet pour diffuser leur pensée et de la disqualification publique des intellectuels officiels.

Portées et limites sur le journalisme traditionnel

Pour cette dernière partie, nous pouvons distinguer trois grands points de vue : les avocats du libre marché donc du journalisme citoyen, la vision plutôt pragmatique des associations de journalistes et des corporatistes puis les détracteurs du journalisme citoyen.

La plus grande vedette du journalisme citoyen, Dan Gillmor, argumente que la critique des médias alternatifs est inutile, car peu importe ce qui sera dit, ils continueront d’exister, il vaut donc mieux leur tendre la main pour faire un meilleur travail. Il va même plus loin : le journalisme citoyen est la voie d’honneur du journalisme en soi pour le 21ième siècle. Il s’inspire du concept de la « destruction créatrice » de l’économiste Joseph Schumpeter voulant que la disparition d’une entreprise ne fût nuisible que pour cette dernière et non pour la société, car cela laissait place à du neuf.

« Révolution n’est pas nécessairement synonyme de tentative par une minorité d’imposer sa volonté à un peuple récalcitrant; ce terme peut également signifier : destruction des obstacles qu’opposent à la volonté du peuple telles institutions périmées, contrôlées par des groupes intéressés à leur maintien. » 10

Cela étant dit, Gillmor ne souhaite pas pour autant la disparition des médias traditionnels, mais il s’oppose à tout plan de sauvetage de la part de l’État qu’il considère être de l’anticapitalisme. Dans sa vision, les mensonges ou erreurs du journalisme traditionnel sont beaucoup plus graves que ce qui peut sortir des médias web donc la question de crédibilité est plutôt marginal. Le journalisme citoyen n’écrit pas nécessairement pour informer, mais bien pour faire pression sur la presse quotidienne dans une optique de mission citoyenne. En s’adressant aux corporations médiatiques, il semble près de la formule « adapt or die », la portée du journalisme citoyen est donc immense.

Du côté des associations de journalistes professionnels, cette nouvelle émergence est vue d’une façon non messianique dans le sens que si on lui reconnait certaines vertus :

« Par ailleurs, il est possible, pour peu que l’on favorise le développement d’une culture de la critique médiatique et de l’autocritique journalistique et que l’on améliore l’éducation aux médias, de concevoir la démocratisation de l’espace médiatique non pas comme une menace au journalisme professionnel, mais bien comme une contribution à la diversité des voix, à l’évolution des formes et des supports médiatiques ainsi qu’au renouvellement des approches journalistiques. » 11;

le journalisme citoyen est aussi vu comme un potentiel danger pour la société dans le sens qu’il accroit les risques de rumeurs, de désinformations, de manipulations voir même de déstabilisations, par exemple lors de la fusillade au parlement d’Ottawa où nous avons cru pendant des heures qu’il y avait plusieurs terroristes à cause des médias sociaux. Si un média n’est motivé que par le profit, il est certain que la qualité de l’information en prendra pour son rhume. Nous voyons déjà cela dans le phénomène conspirationniste avec des sites d’information comme « Égalité et Réconciliation », « Réseau Voltaire » ou « Faits et documents ». Ce danger nous a déjà été mis en lumière par la journaliste Caroline Fourest 12. Bien que les défenseurs du journalisme citoyen aient minimisé le problème, les théories du complot sont en train de tuer le journalisme alternatif l’en ayant infiltré. Un exemple est le site Agoravox dont la popularité avait fait frissonner l’establishment médiatique français, mais, dut à son dogme de ne pas faire le tri des papiers à publier, s’est laissé infiltrer par des ‘complotistes’ faisant fuir les blogueurs sérieux ne voulant pas être associé à eux en plus de se faire salir par ces derniers, puis se transformant en plateforme semi-participative comme le Huffington Post 13. La portée du journalisme citoyen est donc vue comme une transformation des médias de masse vers un modèle semi-participatif pouvant être un juste milieu entre la liberté d’expression et la crédibilité de la plate-forme. Autre distinction avec le point de vue cité plus haut : les professionnels de l’information sont plus réceptifs à l’idée d’une intervention de l’État pour sauver les médias de masse pour empêcher que trop de scénarios comme Agoravox se produisent

« L’aide de l’État n’est plus taboue aux États-Unis, où certains plaident ouvertement pour un plan de sauvetage (bailout), à l’instar de ce qui a été fait pour les banques ou le secteur automobile.(…) En France, au terme des états généraux de la presse écrite, l’État a accordé 600 millions d’euros pour aider la presse, mais il réclame un suivi plus étroit de l’utilisation de ces fonds. » 14

Le journalisme citoyen porterait donc les médias traditionnels à dépendre de l’État ce qui peut s’avérer dangereux, car si le gouvernement finance un journal et pas un autre il prend une position politique. Par exemple, en France, l’Humanité (communiste) est subventionnée alors que Minute (néo-fasciste) ne l’est pas : pourquoi l’extrême-gauche bénéficie-t-elle de plus de droits que l’extrême-droite?

Finalement, les détracteurs des journalistes citoyens y voient une attaque directe contre la qualité de l’information et la culture occidentale. Dans « The cult of amateur », A. Keen explique que la théorie du libre marché de l’information apporte exactement l’inverse de ce qu’elle vise :

« The Web 2.0 revolution has peddled the promise of bringing more truth to more people – more depth of information, more global perspective. But this is all a smokescreen. What the Web 2.0 revolution is really delivering is superficial observations of the world rather than deep analysis, shrill opinion rather than considered judgment. The information business is being transformed by the Internet into the sheer noise of a hundred million bloggers all simultaneously talking about themselves» 15

En guise de solution, Andrew Keen va plus loin que les journalistes professionnels, il prone la mise en place de lois de l’internet. Il donne l’exemple de l’« Unlawful Internet Gambling Enforcement Act » (2006) États-Unis punissant les banques et les compagnies de crédit permettant des transferts sur des sites de paris en ligne. Au nom de la sécurité, le gouvernement passe aussi des lois interdisant la pornographie infantile et la cybercriminalité. Bien que ces lois n’empêchent pas la cyberpédophilie (deepweb) on peut dire qu’en rendant l’accès moins facile, cela ne nuit pas. Un parallèle peut être réalisé avec la situation au Québec avec le projet de loi 59 contre les discours haineux. Dans le contexte d’une motion contre « l’islamophobie » adoptée unanimement par l’Assemblée nationale 16, il semble assez clair que les sites de journalisme citoyen dénonçant les individus et organisations en faveur de la charia tel que « Poste de veille » et « Point de bascule » seront visés. Les deux médias ont d’ailleurs pris position contre ce projet de loi 17. Le simple fait qu’une loi de ce type pourrait passer dans une société démocratique montre la grande portée du journalisme citoyen, car cette situation va plus loin qu’une question de subvention, mais va jusqu’à dire que le gouvernement pourra décider des médias ayant le droit de publier.

En conclusion, le journalisme citoyen a effectivement une grande portée sur les médias traditionnels obligeant l’industrie à se transformer. Cela peut même avoir des conséquences graves sur la liberté et la démocratie telle que nous l’avons vu dans la dernière partie. Cependant, l’apocalypse médiatique n’est pas pour demain puisque les grands médias réalisent encore d’importants profits et que les médias alternatifs étant infiltrés par le conspirationnisme creusent leur propre tombe. Avec l’envie de s’exprimer et de produire de l’information de la part du public et l’expertise journalistique, nous pouvons aller vers un modèle semi-participatif dans les grandes plateformes tout en conservant des médias experts pour une clientèle universitaire ou assoiffée de qualité journalistique qui n’a pas disparu avec l’internet. Les négociations naturelles du marché entre le producteur et le consommateur nous offre des créations comme la section VIP du Journal de Montréal, La Presse plus et les 10 articles par mois du Devoir ce qui à long terme favorisera le plus grand nombre et mènera à de meilleurs médias que ceux que nous avons connu au 20ième siècle.

NOTES ET RÉFÉRENCES

1- SCHERER Éric, « A-t-on encore besoin des journalistes? », 2001, Éditions PUF,   p.6

2- http://www.stateofthemedia.org/2013/cable-a-growing-medium-reaching-its-ceiling/cable-by-the-numbers/

3- http://www.niemanlab.org/2015/06/mark-zuckerberg-has-thoughts-on-the-future-of-news-on-facebook/

4- SCHERER Éric, « A-t-on encore besoin des journalistes? », 2001, Éditions PUF,   p. 23

5- https://sesmassena.sharepoint.com/Documents/CHAP%202%20-%2023%20-%20Comment%20expliquer%20l’abstention%20%28Cours%20Scpo%29%20%282012-2013%29.pdf

6- Quand on observe les taux de participation aux élections présidentielles américaines, on se rend compte qu’il y a une explosion avec le début de la Guerre froide (61.6% en 1952 pour l’élection d’Eisenhower marqué par le début de la guerre froide) pour descendre graduellement. Malgré la remontée surprise en 1992 pour Bill Clinton, les taux redescendent par la suite. Les élections post-11 septembre 2001 représentent un phénomène unique dans l’histoire américaine où le taux de participation augmente 3 élections en ligne : 55.7% (2004), 57.1% (2008), 57.5% (2012). Voir annexe

7- HAYEK Friedrich, Lettres dans le Times, 1978 https://coreyrobin.files.wordpress.com/2012/07/hayek-letter-to-the-times-july-11-1978.pdf

8- http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/08/03005-20141008ARTFIG00206-zemmour-depasse-trierweiler-les-raisons-d-un-succes.php

9- https://opinionpublique.wordpress.com/2014/01/21/la-profonde-mefiance-des-francais-a-legard-des-journalistes-et-des-medias/

10- GILLMOR Dan, « Mediactive », 2010 http://mediactive.com/wp-content/uploads/2010/12/mediactive_gillmor.pdf

11- ZEMMOUR Éric, « Le suicide français », 2014, Éditions Albin Michel, p. 170

12- SCHUMPETER Joseph, « Capitalisme, socialisme et démocratie » Éditions Payot, 1965, p. 322

13- http://www.ajiq.qc.ca/bulletin-independant/lindependance-du-journalisme-toujours-plus-precaire.php

14- https://www.youtube.com/watch?v=Eez5yOBQe9A

15- http://www.streetpress.com/sujet/41152-agoravox-vie-et-mort-d-un-site-de-journalisme-citoyen-a-la-francaise#

16- SCHERER Éric, « A-t-on encore besoin des journalistes? », 2001, Éditions PUF,   p. 122-123

17- KEEN Andrew, « The cult of amateur », 2007, Éditions Doubleday, p. 16

18- http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2015/09/30/003-david-solidaire-niqab-motion-appel-calme.shtml

19- Poste de veille : http://www.postedeveille.ca/2015/06/projet-de-loi-59-liberte-d-expression.html

Point de bascule : http://pointdebasculecanada.ca/point-de-bascule-prend-position-contre-le-projet-dinterdire-la-critique-de-lislam-aux-consultations-sur-pl59-18-aout-2015/

BIBLIOGRAPHIE

 

AWAD Gloria, « Ontologie du journalisme », 2010, Éditions L’Harmattan

CORNU Daniel, « Journalisme et vérité: l’éthique de l’information au défi du changement médiatique », 2009, Éditions Fides,

GILLMOR Dan, « Mediactive », 2010, Livre en ligne

KEEN Andrew, « The cult of amateur », 2007, Éditions Doubleday

POPPER Karl, « La télévision : un danger pour la démocratie », 1995, Éditions 1018

SCHERER Éric, « A-t-on encore besoin des journalistes? », 2001, Éditions PUF

SCHUMPETER Joseph, « Capitalisme, socialisme et démocratie », 1965, Éditions Payot

ZEMMOUR Éric, « Le suicide français », 2014, Éditions Albin Michel

 

 

The following two tabs change content below.
Simon Lefranc

Simon Lefranc

Étudiant en journalisme à l'UQAM et dissident idéologique de cet endroit. Panéliste régulier du GAUCHEDROITISTAN. Passionné par la politique, l'actualité et l'innovation. Politiquement, je suis souverainiste; pour les gauchistes je suis de droite et pour les droitistes je suis de gauche, va-t-on savoir.