Comment je vois le monde

J’écris parce que j’en ai assez. Une infime minorité de personnes, mais très vocale me dépeint comme une personne d’extrême-droite, un fasciste, un nazi, bref, une personne infréquentable qu’il faudrait jeter aux requins.

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Premièrement, j’essaie de réfléchir sur l’idée d’intérêt national. Qu’est-ce que cela veut dire? Contrairement aux marxistes, je ne crois pas que les intérêts de classe sont toujours opposés. Personne n’a intérêt d’avoir son air pollué, de rouler sur des routes pétées ou de mourir dans un attentat terroriste. Voyez-vous, il existe de ces situations ou les classes sociales ne veulent rien dire, mais c’est l’emplacement des individus qui compte. Quand un avion krash, que l’on soit en classe affaires ou en première classe, tout le monde meurt. Les autres personnes n’étant pas dans l’avion n’ont aucun rapport avec l’accident.

C’est un peu la même chose avec un pays. Vous pourrez me rétorquer que nous sommes sur la même planète, mais cette planète a toujours connu des divisions géographiques qu’elles soient naturelles ou construites. Mettons les choses au clair : le monde sans frontière n’a JAMAIS existé. Même les autochtones que certains idéalisent ne vivaient pas 100% en nomade et les guerres entre tribus étaient courante alors qu’on arrête de m’expliquer que tout le monde est beau et gentil puis qu’on peut tous cohabiter partout tout le temps. L’effacement des frontières est impossible et non-souhaitable. Les frontières permettent d’avoir un espace politique ou une culture peut émerger en étant distincte de ses voisins et c’est ce qui fait la beauté du monde. Je suis donc opposé à l’idéologie multiculturaliste, car si le multiculturalisme était appliqué à l’ensemble de la planète, il n’y aurait plus de multiculturalisme. Tout deviendrait un géant melting pot qui finirait par être fade, une genre de bouillie sans distinction. Voulez-vous vraiment un monde comme celui-là? D’ailleurs, observez un peu la contradiction : quand Roosh V a été annoncé, les mêmes sans-frontiéristes signaient une pétition pour que le gouvernement l’empêche d’arriver au Canada. Je veux en venir à ce point : les frontières permettent de définir ce que nous voulons et l’inverse. Elles permettent aussi de quitter un pays si on ne l’aime pas et d’aller chercher la protection ailleurs.

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Le nationalisme au Québec est tout simplement une question d’instinct de survie. Nos amoureux de toutes les minorités militant littéralement contre l’assimilation étant vu comme raciste, car on voudrait supprimer les différences (absolument ridicule, mais passons) n’ont pourtant trop l’air de saisir que les Québécois SONT la minorité qu’on tente d’assimiler. Ont-ils aussi une culture historique sur ce que furent les luttes pour les droits des francophones? J’en doute fort

Oui, mais si y’avait pas de frontière y’aurait pas de dictature blablabla bien sûr et le monde serait parfait et sans problème. Le propre d’une idéologie totalitaire est de croire qu’une fois appliqué tous les problèmes disparaitrons. Il est pourtant de sens commun qu’un plan ne se passe jamais comme prévu et plus on tente de pousser une perfection, plus un imprévu devient dramatique.

Cela me mène à un second point, je ne crois pas dans l’idée d’une révolution. Premièrement, ce n’est plus possible à notre époque. Les États sont rendus trop forts et une révolution en Amérique ouvrirait la porte à une invasion sino-russe point barre. Ah non c’est vrai, les sino-russes aussi feraient la révolution tout le monde en même temps. Est-ce que vous avez juste pensé 2 secondes et quart aux fuseaux horaires et aux saisons? Pendant qu’il fait beau soleil l’été en Australie, il fait nuit et il neige au Québec. Déjà qu’il n’y a presque pas de manifestation l’hiver et qu’on remet tout au printemps, imaginez la révolution. Alors même avec les technologies et tout, ce serait impossible.

Passons à un autre point, le mépris du peuple. Je reprendrais une formule de René Lévesque :  »Je me méfie des gens qui prétendent aimer le peuple, mais qui détestent tout ce que le peuple aime. » Le bon peuple que certains pensent défendre, il va au Walmart pour payer moins cher, il mange du Mcdo, il boit de la bière, va à des concerts pis au cinéma, écoute les nouvelles pis fait confiance à la police. Je veux parler de la classe moyenne soit les gens qui font entre 30 et 70 000 par année. Voyez-vous, ce sont tous ces gens qui font rouler l’économie et permettent de payer des programmes sociaux. Quand on veut des programmes sociaux, on n’envoie pas chier ceux qui payent, car ils finiront par se tanner. Quand je lis les Frank Mounadhel,  Camille Robert, Jean-François Marquis, Mathieu Sale de ce monde parler des gens, j’ai l’impression de voir des témoins de Jéhovas, mais qui à la place d’offrir un pamphlet pour annoncer la bonne parole de Jésus Christ sont entrain d’envoyer chier les passants dans le métro. Quand je parle des gens, je ne vois pas cela comme des blocs politiques. Par exemple, je ne dis pas  »les immigrants »,  »les femmes » en leur attribuant des situations d’opprimées. Les gens ne sont pas des pièces d’échec que l’on peut déplacé à sa guise en faisant fit de leurs rêves, leurs plans de carrière, leurs passions, leurs aspirations. D’ailleurs, si seulement vous saviez pourquoi tant d’immigrants viennent en Amérique… pensez-vous vraiment que c’est pour faire la révolution ou ce n’est pas pour partir une entreprise, trouver un bon travail, bref, gagner de l’argent? C’est comme aussi ça le hic dans cette idéologie : l’oubli total que la majorité des gens aiment gagner de l’argent et le dépenser comme bon leur semble. C’est pour ça aussi que les groupes voulant cet idéal sont si minoritaires, ils chient sur le cash que pourtant une grande majorité souhaite. Si ce n’était pas le cas, Loto Québec n’existerait pas, désolé de vous apprendre que les profits vont bien. Peut-être aussi que les gens n’ont pas besoin de cette grande révolution pis qu’avoir un petit chez soit, de quoi pour la retraite et des enfants en bonne santé convient très bien. La question est maintenant de savoir comment on aide les gens à se réaliser.

Voilà le coeur du vrai débat gauche/droite à notre époque. Est-ce qu’il faut plus de libéralisme, moins d’impôt, moins de programmes sociaux, etc.. ou il faut plutôt l’inverse. Je parlais plus haut de la question d’intérêt national et j’estime que c’est ma position économique aussi. Est-ce qu’une politique va faire l’affaire du plus grand nombre? Je vais vous donner quelques idées qui me semblent compatibles : la gratuité scolaire (j’ajouterais quand même l’idée d’avoir un peu plus de contingentement et que les étudiants terminant avec un diplôme devraient être obligé de travailler un minimum au Québec jusqu’au remboursement de leurs études), le revenu minimum garanti et les bons de garderie pour remplacer les CPE (puisqu’il est évident que tous les enfants ne peuvent pas fitter dans un seul modèle). Bon, est-ce que ça c’est être de gauche ou de droite selon vous? Je vous ai pourtant donné des positions couvrant l’ensemble du spectre politique. C’est ça que j’aime dans l’idée d’intérêt national, elle permet d’aller piger à gauche, à droite peu importe, et sans dogmatisme. Sur la question de fond  »le libéralisme », pour moi, je crois que cette question est déjà réglée. Entendons-nous, cela ne veut pas dire le capitalisme sauvage, mais bien l’idée de pouvoir faire du commerce et partir une entreprise puis la faire grossir.

Pis pour ce qui est du social. Je me pose un certain nombre de questions sur les politiques d’immigration de masse. En fait, je ne regarde pas tant ici puisqu’un État défend ses intérêts et si l’immigration n’avait pas de vertu, l’Occident n’aurait jamais cette politique. Par contre, sauf dans des cas exceptionnels comme les réfugiés syriens, l’immigration est choisie en Occident. Ce sont des gens avec des études qu’on va souvent chercher. Mais si un pays pauvre se fait aspirer son élite, il va rester pauvre et les prochaines élites voudront encore sacrer leur camp donc on en sort  pus. Est-ce que c’est normal qu’il y ait plus de médecins béninois en France qu’au Bénin? Cela ne veut pas dire pour autant que je veux fermer les frontières à jamais, double-tour pis on jette la clé dans l’fond de l’océan. Ensuite, sur la question du féminisme, car je sais qu’on m’attend sur ça : je ne suis PAS masculiniste. Je ne me sens pas opprimé par les femmes pis je ne vois aucun problème à l’idée que les femmes aient les mêmes droits que les hommes pis le même salaire. D’ailleurs, je fais du commerce. J’envoie des paquets un peu partout à des gens que je ne verrais jamais. Tant que l’argent rentre, que la personne soit gay, trans, femme, noir, arabe, musulman, chrétien….. Cependant, quand on entre dans un féminisme radical, je décroche. Mais cela va de soi avec bien des idéologies radicales, car quel est le propre du radicalisme? c’est de faire comme si le réel n’existait pas et c’est dangereux. Au 20ième siècle, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Alain Badiou et j’en passe se sont planté, mais bien solidement dans leur appui  aux Cambodgiens ou à la révolution iranienne, etc… Pourquoi? Car ils n’avaient pas de données empiriques. Même si certains régimes avaient causé des bains de sang, ce n’était pas grave, ça n’existait pas… Bien regarder la réaction de féministes radicales-aux quand on remet en question l’idée qu’il y aurait un très grand nombre de femmes battues au Québec. Les vraies statistiques venant du gouvernement ne les intéressent pas. Pourtant, ils devraient être contents de voir qu’il y a une baisse de la violence conjugale au Québec (y’a une baisse de la criminalité en générale aussi avec le vieillissement de la population), mais non. Il faudrait à tout prix que ce soit violent pour montrer que les femmes sont vraiment victimes pis j’imagine que tout ce qui est violence psychologique et la violence physique envers les hommes n’existent pas. Mais dès qu’on parle de question de tribunaux, bin c’est le système qui est mauvais à cause du patriarcat! On ne s’en sort plus. En gros, tout les policiers, inspecteurs, avocats, juges, jusqu’aux secrétaires travaillent tous au service du patriarcat et non pour servir la population. La solution? Mettre des stickers sur les portes des profs, traiter quelqu’un de violeur sans aucune forme de procès comme le font hyènes en jupon pis traiter de misogyne privilégié toute personne en désaccord.  C’est ça le progressisme? Le progrès? Perso, ça me rappelle plutôt l’époque ou on brulait les sorcières ou même le massacre de la Saint-Barthélemy! Qu’il y ait des critiques à faire au système de justice je peux le concevoir, mais faut pas non plus virer fou.

Je crois que j’ai fais le tour, si vous voyez du fascisme dans ce texte, retournez sur les bancs d’école et si vous y êtes bin restez-y.